2022 → Marche-performance : Effets Mer #2, Bretagne 





Marche de Porspoder à la Pointe du Raz, Cap Sizun, juillet 2022

Deuxième étape du projet Effets Mer, une géoscénographie consacrée aux littoraux en voie de submersion. Cette traversée à pied des territoires côtiers français exposés aux aléas climatiques s’inscrit dans une démarche d’observation sensible : repérer les signes visibles de l’érosion, comprendre ses effets par le corps en marche et rendre sensibles les risques qu’elle engendre.

Réalisé dans le cadre du programme Mondes Nouveaux (Ministère de la Culture), le projet a été conçu en collaboration avec le site du conservatoire du littoral de la Pointe du Raz, Cap Sizun, Bretagne, juillet 2022.

Pour clore l’étape bretonne, Carolina E. Santo a installé à la pointe du Raz des photographies prises lors de la marche, des textes lus, des témoignages recueillis, mais aussi des objets cueillis : fleurs , coquillages, pommes de pin en forme de spirale. L’installation déroule ainsi l’expérience de la marche dont le fil conducteur reste le thème de la submersion et de l’érosion. Ces objets sont des clefs qui invitent à l’échange avec le public. Comme dans un palais de la mémoire, chaque élément ouvre au récit, au souvenir, au débat. Le lieu choisi pour la présentation de ces objets devient le théâtre de l’étape marchée.  


Second stage of the Effets Mer project, a geoscenography devoted to coastlines threatened by submersion. This walking journey across French coastal territories exposed to climate hazards is grounded in a practice of embodied observation: identifying the visible signs of erosion, experiencing its effects through the moving body, and making perceptible the risks it generates.

Produced as part of the Mondes Nouveaux program (Ministry of Culture), the project was developed in collaboration with the Conservatoire du Littoral site of the Pointe du Raz, Cap Sizun, Brittany, in July 2022.

To conclude this Breton stage, Carolina E. Santo presented an installation at the Pointe du Raz composed of photographs taken during the walk, texts read aloud, testimonies collected, as well as objects gathered along the way — flowers, shells, and spiral-shaped pine cones. The installation unfolds the experience of the walk, whose guiding thread remains submersion and erosion. These elements become keys for exchange with the public: like a memory palace, each object opens onto storytelling, remembrance, and debate. The place chosen to present those objects becomes the theatre of the walked path.